ONG CILAD

PRIX AIRF (Association Internationale des Régions Francophones)

Le Conseil Régional Kabadougou remporte un Prestigieux Prix avec Ong Cilad portée par Amy Samira KONE

Côte d’Ivoire/Abidjan : une reconnaissance internationale pour l’action éducative et culturelle dans le Kabadougou À Abidjan, le mardi 16 juin 2026, Le Prix AIRF « Jeunes femmes inspirantes en territoires francophones » revient à la région du Kabadougou avec l’ONG-Les Citoyens du Livre et des Arts du Denguélé (ONG-CILAD) pour la cohérence et l’impact de leurs initiatives en faveur de l’éducation, de la culture et de l’autonomisation des jeunes filles dans l’espace francophone. Cette distinction intervient à l’issue des délibérations du jury et met en lumière l’action portée par Mademoiselle Amy Samira KONE, membre active de l’ONG-CILAD, en charge de la communication digitale et visuelle, et représentant une dynamique de leadership féminin émergent. La cérémonie de remise s’est tenue le mardi 16 juin 2026 à Abidjan, en marge de l’Assemblée générale de l’Association Internationale des Régions Francophones (AIRF), couplée aux Rencontres Économiques AFRICA 2026.

Une rencontre internationale centrée sur la coopération territoriale francophone

Placée sous le signe du dialogue des territoires et de la coopération décentralisée, cette rencontre a réuni des représentants de collectivités territoriales, des responsables institutionnels et des partenaires techniques et financiers engagés dans les dynamiques de développement au sein de l’espace francophone. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de la Francophonie e de la Francophonie, ainsi que des représentants de haut niveau des États et des régions francophones.

            Le cadre général des travaux a également mis en avant la vision des collectivités territoriales comme acteurs structurants des politiques de développement, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la culture et de l’innovation sociale.

Le Kabadougou et l’ONG-CILAD au cœur d’un modèle culturel de développement La distinction attribuée consacre une approche intégrée du développement territorial portée par le Conseil Régional du Kabadougou, dirigée par une vision éclairée de Monsieur Souleymane KONE, agent de développement dont les actions portent sur la promotion des acteurs locaux et des organisations de jeunesse actives dans la mise en œuvre des projets et programmes de développement local. L’ONG-CILAD, s’inscrivant dans cette dynamique, mène des actions qui reposent sur une articulation entre promotion du livre, valorisation des arts, diffusion de la langue française et accompagnement des jeunes filles vers l’autonomisation économique et sociale. Dans cette perspective, la culture est mobilisée comme un levier opérationnel de transformation sociale, dépassant la seule dimension symbolique pour s’inscrire dans des logiques de développement humain durable.

Une lauréate symbole d’un leadership féminin émergent

     Dans la catégorie « Jeune femme engagée dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la recherche et de l’innovation », la distinction revient à Mademoiselle Amy Samira KONE, actrice clé de l’ONG-CILAD. Depuis quelques années, son engagement illustre une nouvelle génération de leadership féminin francophone, combinant innovation numérique, artistique, action culturelle et engagement communautaire. Lors de la conférence d’ouverture des Rencontres économiques francophones, elle a présenté les principales réalisations de l’ONG-CILAD, avec l’appui institutionnel du Conseil Régional du Kabadougou, mettant en évidence la structuration progressive d’un modèle d’intervention fondé sur la culture comme vecteur d’inclusion.             

Le livre et la culture comme instruments de transformation sociale Au-delà de la distinction honorifique, le Prix AIRF 2026 s’inscrit dans une réflexion plus large sur le rôle de la culture dans les dynamiques de développement. Mettant la jeunesse au centre de ses actions, l’Association Internationale des Régions Francophones (AIRF), à travers ce prix, encourage les initiatives jeunes et les positionne au centre des réflexions des décideurs. Les initiatives de l’ONG-CILAD traduisent l’idée selon laquelle l’accès au livre, à l’éducation et aux pratiques artistiques constitue un facteur déterminant de réduction des inégalités et de structuration des trajectoires sociales. Les preuves sont nombreuses quand une projection est faite sur le nombre de bibliothèques ouvertes, les localités touchées, les jeunes, surtout les filles impactées par les différents projets. Cette approche rejoint les analyses contemporaines en économie du développement et en anthropologie sociale, qui considèrent la culture comme un capital immatériel stratégique. Dans cette logique, le professeur Boa Thiémélé L. Ramsès souligne, dans son intervention lors de la 7e édition du Festival du Livre et des Arts du Denguélé (Kaniasso, 28 avril au 02 mai 2026), une lecture élargie du rôle de la culture : « … Notre désir d’être ici, avec vous, à Kaniasso était plus fort que tout. Ensuite, la connaissance de soi par expérience propre est plus importante que le savoir théorique ou livresque. Ce voyage nous a permis de découvrir des pans de notre pays, que nous ignorions : la diversité du paysage, la disponibilité de la population, les chantiers de bitumages des routes. Enfin, le refus de la résignation et le respect de la parole donnée.             Il nous fallait respecter la parole donnée au Commissaire du Festival, le jeune Tidiss KONE. Au total, d’avoir roulé de 14 h à 6 heures du matin, nous a fait passer de la lumière à l’obscurité et de l’obscurité à la lumière. De prendre ici même à Kaniasso, la parole, sous le chaud soleil, comme quand nous partions de Bouaké, dessine la figure du cercle : la boucle est bouclée, pourrait-on dire. Nous retrouvons à l’arrivée en ce moment, la chaleur du départ. Or, le cercle dans maintes sociétés ivoiriennes signifie la perfection, la complétude, le mouvement.             D’ailleurs, les figures que les danseurs viennent d’exécuter, reprennent pour la plupart, le cercle, la rotondité de l’univers, son unicité et son harmonie. Déjà, ce qu’il nous a été donné de voir à travers la diversité culturelle et la beauté du spectacle nous dit que nous avons eu raison de venir ici à Kaniasso. Nos yeux ont vu ce que nous connaissions théoriquement par la télévision et les livres. Nous accédons ainsi à la connaissance de nous-mêmes par une expérience directe.             Cette forme première de ce savoir rend caduc ce questionnement initial provocateur : à quoi bon se rencontrer, dépenser tant d’argent pour venir parler de livres, de la jeune fille, ou de danses traditionnelles ? Pour les auteurs de ce questionnement, il est plus important de construire des usines, de donner du travail aux jeunes que de rassembler une population, certes enthousiaste, sous le soleil pour un festival culturel.             À ces personnes, on peut répondre dans un premier temps que la culture, en soi, n’est point un frein au développement et que, constructions d’usines et offres d’emplois ne sortent pas de terre, ils sont le fruit de réflexions sur la manière d’apporter le développement.             N’est-ce pas parce que la culture a permis, plus haut et plus tôt de penser à la possibilité du développement qu’usines et offres d’emplois ont pu se développer ?             Ces usines et offres d’emplois, en excluant une composante de la population active, les jeunes filles ou les déscolarisés, peuvent-elles constituer une source de bonheur ?             N’est-ce pas la culture, de manière générale, qui donne à l’usine sa force ?             Comment faire pour que la culture ne mette point une composante de la société, la jeunesse, à l’écart du développement ?             Autrement dit, la culture ne peut-elle pas être un frein au développement dès lors qu’elle ne fait que des individus les acteurs de leur propre émancipation… »

Une dynamique institutionnelle et territoriale structurante
            Le Conseil Régional du Kabadougou réaffirme, à travers cette distinction, son engagement en faveur d’un développement territorial inclusif. Sous l’impulsion de son président Souleymane KONE, les priorités portent sur l’éducation des jeunes filles, la valorisation des industries culturelles et créatives, ainsi que le renforcement du capital humain à travers la langue française, moyens de transmission efficiente et durable des messages de mobilisation et d’orientation de la jeunesse vers une culture de l’autonomie.
            Cette orientation traduit une approche intégrée des politiques publiques locales, dans laquelle la culture est envisagée comme un instrument de cohésion sociale et de développement économique.
Reconnaissance des partenaires et acteurs de la coopération francophone
            Les autorités du Conseil Régional du Kabadougou ont exprimé leur reconnaissance aux plus hautes institutions nationales et internationales. Une gratitude adressée au Président de la République de Côte d’Ivoire, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, la reconnaissance, au Premier Ministre Robert Beugré Mambé, pour leur engagement en faveur de la jeunesse et du développement territorial. La reconnaissance s’est également étendue à Louise Mushikiwabo et à Laurent Wauquiez pour leur rôle dans la consolidation de la coopération francophone et territoriale.
Conclusion : vers une Francophonie des territoires et de l’innovation sociale
            La distinction du Prix AIRF 2026 consacre l’émergence d’un modèle de développement fondé sur la complémentarité entre culture, éducation et innovation sociale. Elle met en évidence le rôle croissant des collectivités territoriales et des organisations locales dans la structuration de réponses adaptées aux défis de la jeunesse dans l’espace francophone.
            À travers l’expérience du Kabadougou et de l’ONG-CILAD, se dessine une vision renouvelée de la Francophonie, où le livre et la culture deviennent des instruments stratégiques de transformation sociale et de réduction des inégalités. SERCOM ONG-CILAD

 
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