Mercredi 19 novembre à Odienné.
Ouais, parfois, le bâton prend et retourne très vite.
Il monte sur ses grands chevaux, fait et multiplie ses percées dans la foule et comme affolé, il terrasse ses clients qui l’avaient soit négligé ou nargué ou ignoré ou banalisé soit autre. Il n’a plus d’état d’âme. Il s’en fout que ses clients aient essayé de camoufler leurs errements d’antan à travers des actes tape-à-l’œil ou médiatiques ou d’habiller leurs pantalonnades de gestes de compensation.
Le bâton n’oublie pas, ne s’enivre pas.
Personne ne se réjouit normalement des malheurs d’autrui. Cependant, personne ne se brûle pour autant les doigts parce que le bâton est en est train de corriger ses clients.
Il suffit à l’être humain de posséder quelque parcelle de pouvoir, de fortune, de position sociale…pour poser des actes incompréhensibles. Il n’a d’ailleurs pas le temps de chercher à savoir quelles sont les conséquences de ses dérapages.
Le bâton le lui rappellera. Surtout au moment où l’hiver est présent et le printemps si loin!
Avant-hier par exemple, nous parlions des bandits de grand chemin dans la filière agricole, des simples pisteurs aux grands manitous en passant par les acheteurs. Nous parlions de comment finissaient ces gens qui, pendant longtemps, volaient les masses paysannes.
De ces politiques inutiles qui font broyer du noir autour d’eux et qui pensent être assez futés. Le malheur est d’ailleurs que les fourbes sont qualifiés de grands politiciens sous nos cieux !
On voit souvent des chefs de service, des galonnés, des dépositaires de signatures…qui s’adonnent à ces dérapages sans merci.

Ils attendront sûrement d’être en perte de vitesse, dépossédés de presque tout pour jouer la carte de l’humilité de pacotille, du pardon sans coffre…
Nos jours nous gratifient régulièrement de ces nombreux exemples d’individus humiliés par le temps, vomis par le sort, projetés dans les dédales de l’irréversible retour du bâton.
On fusille allègrement toutes les recommandations divines et sociales, on crache sur les faibles les vulnérables les impuissants joyeusement, méchamment…et on espère que les actions d’éclats effaceront ce tableau noir.
Et l’artiste Tiken Jah Fakoly de nous rappeler dans DANGA que même si tu inondes la planète de mosquées, tu ne pourras pas échapper à la foudre du bâton.
L’écrivain Macaire Etty aussi le dira si bien, la fidélité de l’impuissant ne saurait être une gloire.
A-t-il le choix?
Chacun de nous boira forcément le calice de ses vins mousseux jusqu’à la lie.
Bonjour chez vous 